| | | Le parcours
personnel d'Yves Robert, né en 1920 en Anjou d'une famille modeste, croise
Paris à plusieurs reprises. En effet, avant de diriger les gamins batailleurs
de La guerre des boutons (prix Jean Vigo 1962), Yves Robert a démarré sa carrière
d'artiste au cabaret de la Rose rouge, où chantaient les Frères Jacques et se
produisaient de nombreux artistes qui ont fait la réputation du
Saint-Germain-des-Prés musical d'après-guerre.
Interprète de
théâtre, il s'oriente définitivement vers le cinéma avec le succès mondial de
La guerre des boutons d'après le roman de Louis Pergaud. Pour produire ce film,
il fonde avec sa compagne, Danièle Delorme, une maison de production, La
Guéville, qui lui permettra par la suite de préserver son indépendance.
Suivront Bébert et
l'omnibus (1963),
Les copains (1964)
d'après Jules Romains, Alexandre le bienheureux (1967) avec
Philippe Noiret. Il s'attache à des personnalités pleines de bonhomie, de joie
de vivre, qui réinventent gentiment, et parfois de façon irrévérencieuse, le
bonheur.
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| | | Avec ses
copains de toujours, Jean Rochefort, Jean Carmet, Guy Bedos, Claude Brasseur,
Pierre Richard, ce sera la série réjouissante du
Grand
Blond (1972-1974),
Un éléphant ça trompe énormément (1976), Nous irons tous au paradis (1977),
Courage
fuyons (1979). Sur des scénarios de Jean-Loup
Dabadie, Yves Robert signe là des films d'époque, humant l'air du temps,
mettant en scène des personnages cocasses, pris dans les imbroglios de la vie
quotidienne, essuyant des déboires au travail ou dans leur vie
conjugale.
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| | | | Yves Robert
acteur et producteur |
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| | | Yves Robert réalise peu de films pendant les
années 1980. En revanche, il continue d'être acteur (Vive la
sociale, Gérard Mordillat, 1983) et de produire
des films, notamment d'Alain Cavalier (Martin et Léa, 1978 ;
Un étrange
voyage, 1980), ce qu'il n'a jamais cessé de faire
tout au long de sa carrière. Sa silhouette est devenue familière au public
français. Sa casquette, sa veste de velours et ses chemises sans col lui
confèrent une allure simple de travailleur, proche des gens qu'il met en scène.
Réalisateur, acteur et producteur, il prête également sa voix à
plusieurs documentaires, dont Vél d'Hiv
(Frédéric Rossif et Guy Blanc, 1961) et
Chemins de
Paris (Raymond Letouzey, 1965).
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| | | A la fin de sa carrière, Yves Robert réalise des films à la
distribution prestigieuse et connaît un grand succès public avec ses
chaleureuses adaptations des romans de Marcel Pagnol (La gloire de mon père et
Le château de ma mère, 1990). Il reste dans toutes les mémoires comme un généreux
artisan du cinéma populaire, toujours près des valeurs humaines de l'enfance,
de la terre et des petits métiers.
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