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Yves Robert

Yves Robert
collection Paris au cinéma

Yves Robert dans Vive la sociale
 

La chaleur et la sympathie des personnages incarnés par Yves Robert (1920-2002) ont marqué le cinéma populaire de son époque. Philippe Noiret décrochant ses jambons pendus au-dessus de son lit, Petit Gibus déclamant son "si j'aurais su, j'aurais pas venu" viennent à l'esprit de quiconque évoque ce cinéaste.





Ses débuts

Le parcours personnel d'Yves Robert, né en 1920 en Anjou d'une famille modeste, croise Paris à plusieurs reprises. En effet, avant de diriger les gamins batailleurs de La guerre des boutons (prix Jean Vigo 1962), Yves Robert a démarré sa carrière d'artiste au cabaret de la Rose rouge, où chantaient les Frères Jacques et se produisaient de nombreux artistes qui ont fait la réputation du Saint-Germain-des-Prés musical d'après-guerre.


Interprète de théâtre, il s'oriente définitivement vers le cinéma avec le succès mondial de La guerre des boutons d'après le roman de Louis Pergaud. Pour produire ce film, il fonde avec sa compagne, Danièle Delorme, une maison de production, La Guéville, qui lui permettra par la suite de préserver son indépendance. Suivront Bébert et l'omnibus (1963), Les copains (1964) d'après Jules Romains, Alexandre le bienheureux (1967) avec Philippe Noiret. Il s'attache à des personnalités pleines de bonhomie, de joie de vivre, qui réinventent gentiment, et parfois de façon irrévérencieuse, le bonheur.






Les années 1970

Avec ses copains de toujours, Jean Rochefort, Jean Carmet, Guy Bedos, Claude Brasseur, Pierre Richard, ce sera la série réjouissante du Grand Blond (1972-1974), Un éléphant ça trompe énormément (1976), Nous irons tous au paradis (1977), Courage fuyons (1979). Sur des scénarios de Jean-Loup Dabadie, Yves Robert signe là des films d'époque, humant l'air du temps, mettant en scène des personnages cocasses, pris dans les imbroglios de la vie quotidienne, essuyant des déboires au travail ou dans leur vie conjugale.






Yves Robert acteur et producteur

Yves Robert réalise peu de films pendant les années 1980. En revanche, il continue d'être acteur (Vive la sociale, Gérard Mordillat, 1983) et de produire des films, notamment d'Alain Cavalier (Martin et Léa, 1978 ; Un étrange voyage, 1980), ce qu'il n'a jamais cessé de faire tout au long de sa carrière. Sa silhouette est devenue familière au public français. Sa casquette, sa veste de velours et ses chemises sans col lui confèrent une allure simple de travailleur, proche des gens qu'il met en scène.


Réalisateur, acteur et producteur, il prête également sa voix à plusieurs documentaires, dont Vél d'Hiv (Frédéric Rossif et Guy Blanc, 1961) et Chemins de Paris (Raymond Letouzey, 1965).







Le succès public

A la fin de sa carrière, Yves Robert réalise des films à la distribution prestigieuse et connaît un grand succès public avec ses chaleureuses adaptations des romans de Marcel Pagnol (La gloire de mon père et Le château de ma mère, 1990). Il reste dans toutes les mémoires comme un généreux artisan du cinéma populaire, toujours près des valeurs humaines de l'enfance, de la terre et des petits métiers.







En écho

Sur le site du Forum des images
Alain Cavalier

 

Jean Richard

 



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mai 2002

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